Qui êtes-vous ?

Ma photo
Lévis, Québec, Canada
Je fais du sport depuis très longtemps. J'ai à mon actif plus de 50 triathlons, une bonne dizaine de marathons et ultra et quelques brevets des Randonneurs.

lundi 25 avril 2011

Provence: Brevets 200 et 300 km réussis mais fin de l'histoire...

Pour me préparer convenablement au PBP je suis allé m'entrainer dans le sud de la France en avril (Bagnols-sur-Cèze) et en profiter pour faire mes brevets de 200 km et 300 km avec le club AC Clapiers, près de Montpellier.

J'ai réussi facilement le brevet de 200 km.  La journée était chaude et le parcours était très beau: Parc naturel de la Carmarge et aux alentours de Nimes.  Cétait le grand plaisir même si on fait 30 km de plus car les indications ne sont pas toujours claires.

Pour le brevet de 300 km j'ai vécu une toute autre histoire.  Cela a exigé de très grands efforts physique et mental.

Départ, à 6h AM de Jacou (banlieu de Montpellier) et arrivé à 22h50: 16h50. Moi qui pensais le faire facilement entre 12 et 13 heures.  On savait toutefois que les conditions seraient assez difficiles car de la pluie était prévue et qu'on allait en faire une partie en montagne (Les Cévennes).
Au départ, il n'y a pas de pluie et on était environ 30 valeureux. Toutefois la routé était en partie mouillée et j'ai chuté à un carrefour giratoire après une vingtaine de bornes: pas trop de mal mais éraflé sur le flanc droit.

Après 80 km environ, mon ami Benjamin a deux crevaisons de suite. Je constate que son pneu est brisé. Je lui donne mon pneu de rechange et on repart. On perd un bon 30 minutes.

Vers le km 120, la pluie commence sans trop nous incommoder. Toutefois, vers le km 150 on commence à grimper en montagne. Tout va bien dans les montées mais lors des descentes, on gèle et on doit faire très attention pour ne pas chuter. Cela va durer jusqu'à la toute fin. J'ai donc eu froid pendant environ 8 heures.

Lors, des contrôles (environ aux 50 km), je prenais deux cafés au lait pour me réchauffer. On ne pouvait pas faire sécher notre linge car il n'y a pas de «séchoir à main» dans les toilettes. Alors on repartait en espérant un peu de soleil, mais sans vain.  Mon ami Benjamin nous a laissé à environ 80 km de la fin car il avait trop froid.

J'ai donc teminé avec mon autre ami Didier en pleine noirceur dans des minis villages à chercher notre chemin car les indications pour les routes étaient plutôt rares. On a d'ailleurs failli frapper un petit troupeau de sangliers sauvages.

Ce fut donc un brevet très difficile à réaliser. J'ai pensé souvent à m'arrêter dans un petit hôtel et rentrer le lendemain en vélo. Pourquoi tant de misères ?

Je n'ai eu aucun plaisir pendant ce brevet et cela m'a fait réaliser que de telles conditions sont très probables pour les prochains brevets de 400 km et 600 km au Québec et aussi pour Paris-Brest-Paris en août.  De plus, rouler la nuit en vélo sur des routes publiques est aussi un élément très désagréable et dangereux. Pourquoi tant de risques ?

La flamme s'est donc éteinte pour ce défi. C'est vraiment très exigeant et cela requiert un metal de béton et une soif de réussite énorme. J'ai un très grand estime pour ces randonneurs de l'extrême.

Moi je recherche tout d'abord le plaisir dans mes activités sportives puis des défis pour me motiver à m'entraîner. Paris-Brest-Paris, je l'avoue est trop gros pour mon appétit. J'en trouverai toutefois un autre assez rapidement.

Il ne faut pas avoir peur d'avouer ses limites, de se requestionner puis de trouver un nouveau chemin vers une destinée qui correspond davantage à ses attentes.  Je pense que c'est cela le début de la sagesse.  

Aucun commentaire: